• Je sais pas de Barbara Abel

    Je sais pas de Barbara Abel

     

     

     

    Promenons-nous dans les bois... 

     

     

     

     

     

     

    L'avis de Virginie : 

    Il y a des auteurs qui deviennent vite vos chouchous. Voilà, je le dis Barbara est ma première auteur féminine préférée !  Depuis le début de l’année, c’est mon  5ème livre lu d’elle. Et sur les cinq, trois sont devenus des coups de cœur que j’ai envie de défendre et de conseiller ! Celui-ci en fait partie !  

    J’ai eu la chance d’avoir dans les mains son dernier roman avant l’heure,  grâce aux éditions Belfond et je les remercie de suite pour cela ! En plus cerise sur le gâteau, Mélie et moi avons pu le lire en même temps. C’était super de pouvoir débriefer sur ce livre !

    Il y a deux forces dans les livres de madame Abel, d'abord, ses personnages. Elle les peaufine en finesse et réalisme.  Leur psychologie est soignée. Ensuite, ce sont ses histoires, comment prendre une situation quelconque et en faire une situation dramatique où des vies se jouent et des destins sont bouleversés !

    Imaginez, votre fille part en sortie scolaire. Jusque-là tout va bien, bon nombre de parents ont vécu cela. Mais, attendez ! Imaginez aussi que l’école vous appelle pour vous informer que votre fille a été perdue. Oui ! Vous voyez !

    LA situation cauchemardesque ! Voilà, le tableau que nous peint maître Abel spécialiste des vies ordinaires qui basculent dans l’enfer.

    Pour ce qui est de l’histoire, je ne souhaite pas vous en dire plus. Et je vous conseille de ne pas lire les résumés sur les sites marchands car ils en dévoilent beaucoup trop !!!!

    Par contre, je vais vous parler des personnages. 

    Dès le début du livre, nous découvrons Camille en galante compagnie. Cette mère de famille s'ennuie entre son boulot et sa vie familiale. 

    Autre personnage central, Mylène, l’institutrice de cette classe de maternelle. Pauvre jeune femme qui va subir les circonstances de la disparition d’Emma.

    Emma, la plus jeune figure féminine, du haut de ses 5 ans, ne vous fiez pas à cette jolie frimousse blonde. Car Barbara Abel a créé un personnage que j’ai peu vu dans un livre. Il fallait oser. Je n’ai pas lu les livres de Stephen King (juste les adaptations ciné) mais je pense qu’Emma y aurait sa place.

    La relation parent/enfant est très présente dans les livres de l’auteur. Dans celui-ci, elle a mis un cran au-dessus, elle pousse les situations à leur paroxysme. 

    Le dénouement est à l’image du livre, bien maîtrisé. L’auteur sait où elle va et cela depuis le début.   

    Ce dernier petit né est un bon cru, un régal. Il va faire parler de lui. Bientôt tout le monde voudra savoir.

    Moi, je sais et vous, c’est pour quand ?

    L'avis de May Lee : 

    Barbara Abel a l'art de parler de personnes lambda dans des situations ordinaires, qui finissent inexorablement par dégénérer. Comment une étincelle se transforme en un brasier étouffant et foisonnant. Les sujets récurrents de l'auteur sont la famille ainsi que le rapport aux autres, voisins, enfants, parents etc. Dans "Je sais pas" elle nous les propose à nouveau mais a le talent indispensable pour d'une ne pas nous lasser (bien au contraire) et de deux analyser les relations en profondeur, avec finesse et intelligence. 

    Ses histoires sont très descriptives en particulier les sentiments qu'éprouvent ses personnages. Ce qui fait d'elle la reine du thriller psychologique c'est cette autopsie de l'âme. Méfiez-vous de ses protagonistes, les plus innocents sont souvent les plus dangereux. 

    Lors d'une sortie scolaire en forêt, Emma cinq ans manque à l'appel du retour. Mylène son institutrice ainsi que deux autres enseignants partent à sa recherche. Je n'ai pas besoin de vous en dire plus, sachez que les prémices de cette histoire annoncent un goût amer et que l'issue en est que plus déroutante.

    Que dire sinon que la plume de Barbara Abel est absolument addictive, que je l'encense pour ces petits détails qui montrent un respect des mots et de l'idiome usité (exemple : des scenarii). Un vocabulaire riche non pas par sa complexité mais par sa musicalité, sa poésie, son lyrisme... Elle utilise un environnement connu, des situations de la vie de tous les jours, des relations soumises à la perplexité de la réalité. Des conséquences et des dommages collatéraux de la moindre petite décision prise. Comme pour exorciser ses propres angoisses... et les nôtres ! 

     

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 6 Octobre 2016 à 17:58

    Perso, j'ai adoré et c'était mon premier Abel. Tu dis que 3 sont devenus tes coups de coeur. Quels sont-ils que je ne me plante pas ? Merci

      • Jeudi 6 Octobre 2016 à 21:11

        Je laisse Virginie te répondre, je te conseille Duelle pour ma part ;) 

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